Sur 26 études, l'indice de Pearl de la méthode thermique va de 0,53 dans les enquêtes à 2,9 dans les essais.

Synthèse sans méta-analyse chiffrée : les techniques vont des anneaux et slips aux bains chauds, micro-ondes et ultrasons. Le seuil de 1 M/mL est atteint dans 80,2 % des cas dans les enquêtes et 72,2 % dans les études rétrospectives, en 3,3 à 4,2 mois. Toutes les grossesses non prévues sont liées à un écart au protocole. La concentration revient en 1,8 à 4,3 mois, et aucun cas d'infertilité définitive n'est confirmé. Pendant le chauffage, la fragmentation de l'ADN et les anomalies chromosomiques des spermatozoïdes augmentent, puis se normalisent en 2 à 6 mois. Une étude chinoise de 1988 signale des anomalies durables après micro-ondes, pas après suspension. Des cas isolés de priapisme, d'induration testiculaire ou de thrombose veineuse du pénis sont décrits. Les enquêtes excluent souvent les arrêts précoces, et les critères de l'OMS pour valider une méthode ne sont pas atteints.

Source : Rogier, M. (2024). Contraception masculine thermique: une revue systématique de son efficacité, réversibilité, sécurité et acceptabilité [Thèse d'exercice, Université de Poitiers = University of Poitiers]. https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-05059713v1 · N = 1 675