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Le consentement avant tout. La base d'une relation affective et sexuelle, c'est le consentement. Et une contraception, ça se choisit, ça se vérifie et ça se décide à deux.

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Il y a un problème de base avec la méthode thermique : ce n'est pas la même personne qui assure l'efficacité de la contraception et qui prend le risque d'une grossesse.

On est deux, on est fertiles, on ne veut pas d’enfants.

Qu'est-ce qu'on fait ? Quelles sont les options ?

C'est une question de base à se poser à deux. Avant même de parler technique, il y a une décision de couple : quel niveau de risque on accepte, et comment on répartit la charge de la contraception. La méthode n'a de sens que si elle est choisie, jamais imposée, par toutes les personnes concernées.

Quelques repères de consentement

Les 4 leviers à ajuster ensemble

Se contracepter à deux, ce n'est pas appliquer un protocole figé, c'est régler ensemble le curseur du risque qu'on accepte. Deux choses avancent en parallèle : la réalité physiologique, faire baisser la concentration de spermatozoïdes, et la confiance qui se construit dans le couple, avec le temps et des tests concordants. Les deux comptent. Voici les 4 leviers que je propose, à ajuster ensemble :

  1. Les tests. Se tester plus ou moins souvent, et décider combien de spermogrammes concordants on veut avant d’avoir des rapports non protégés pas d’autres méthodes. Un premier test sous le million au bout de 3 mois, ce n'est pas la même confiance qu'après deux ans et cinq ou six tests concordants.
  2. Le temps de port. Le protocole de référence, c'est 15h par jour, tous les jours. C'est celui qui a été étudié, et c'est la régularité qui fait l'efficacité. Descendre sous les 15h réduit l'efficacité et n'est pas recommandé. Si un couple ajuste malgré tout, c'est en connaissance de cause et en le compensant par des spermogrammes plus fréquents.
  3. Le niveau de fertilité visé. Le seuil de contraception, c'est moins de 1 million de spermatozoïdes par mL. On peut viser plus bas encore, sous 200 000/mL ou l'azoospermie, pour se donner une marge de sécurité supplémentaire.
  4. La combinaison des méthodes. Ajouter une deuxième contraception (voir juste en dessous).

Que se passe-t-il lorsque l’on combine les méthodes : le principe, et ce qui est obligatoire

Quand on utilise plusieurs méthodes de contraception, l'efficacité est exponentielle. Les indices de Pearl de chaque méthode se multiplient. Deux méthodes à environ 1% d’indice de Pearl (1 grossesse pour 100 couples par an) chacune donnent un risque combiné de l'ordre de 1 pour 10 000. Deux protections valent donc bien mieux qu'une.

À ne pas oublier :