Pendant la remontée, l'ADN des spermatozoïdes se fragilise dès le 20e jour, et redevient normal après l'arrêt.

Publiée dans Fertility and Sterility. Chaque homme sert de comparaison à lui-même, avec trois prélèvements avant le port. La fragmentation de l'ADN, mesurée par cytométrie et analysée en aveugle, passe de 11,9 % à 16,7 % au 20e jour, 23,8 % au 34e et 31,3 % au 45e, soit environ 2,6 fois la valeur de départ. Les dommages apparaissent alors que la concentration reste au-dessus du seuil de 1 million par mL : de 78,1 millions par mL au départ, elle est encore à 15 au 34e jour, et tombe à 0,04 au 95e. Du 73e au 120e jour, il reste trop peu de spermatozoïdes pour mesurer l'ADN. Les auteurs y voient des implications pour l'installation et la récupération. Limites : cinq hommes de 25 à 35 ans, port déclaré sans relevé de température. La fragmentation est un marqueur associé, dans des données hétérogènes, à une fertilité plus basse et à plus de fausses couches, pas une preuve de malformation.

Source : Ahmad, G., Moinard, N., Esquerré-Lamare, C., Mieusset, R., & Bujan, L. (2012). Mild induced testicular and epididymal hyperthermia alters sperm chromatin integrity in men. Fertility and Sterility, 97(3), 546-553. https://doi.org/10.1016/j.fertnstert.2011.12.025 · N = 5